De plus en plus d’article paraissent sur la Qualité de Vie au Travail. De quoi s’agit-il exactement ? Quels sont ses enjeux ? A-t-on en France, les moyens de favoriser, si ce n’est garantir, la Qualité de Vie au Travail?

Autant de questions auxquelles je vais tenter de répondre synthétiquement dans un billet unique.

 

La qualité de vie au travail : un concept nouveau ?

 

En réalité, le débat sur la Qualité de Vie au Travail est mis sur le devant de la scène « médiatiquement parlant ».

En effet, dans les années 30-40 aux Etats-Unis, certaines entreprises mettaient déjà en place des PAE (Programmes d’Aide aux Employés).

De manière générale, les PAE répondent à un double objectif : amélioration du Bien-Etre des employés et rentabilité de l’entreprise.

 

Quels sont ses enjeux ?

 

S’il existe un lien entre Bien-Etre des employés et performance de l’entreprise, celui entre mal être et contre performance n’est pas difficile à établir.

L’absentéisme* (et moins connu le présentéisme*) engendrent des coûts importants pour l’entreprise et la société dans son ensemble.

 

Ceci explique en partie l’intérêt des entreprises à mettre en place des organisations propices au Bien-Etre de leurs employés.

 

En France, les vagues de suicides chez Renault puis France Télécom entre 2006 et 2009, ont malheureusement été des signaux qui ont relancé le débat sur la Qualité de Vie au Travail.

Concomitamment, des réflexions s’engagèrent (et se poursuivent d’ailleurs) sur la thématique, avec en ligne de mire des notions telles que reconnaissance, valorisation, autonomie etc…

 

A-t-on les moyens de garantir la Qualité de Vie au Travail ?

 

Il est temps de rappeler également le caractère obligatoire pour les entreprises de mettre en place des organisations qui garantissent la sécurité physique et mentale de leurs salariés. L’article L.4121 du Code du Travail oblige en effet l’entreprise à protéger la santé mentale et physique de ses salariés. Ce qui signifie concrètement que la Responsabilité Civile de l’entreprise peut être engagée si un salarié subit un dommage physique ou mental du fait de son activité professionnelle.

Ce dernier point permet de répondre en partie à la dernière question : a-t-on les moyens de favoriser, garantir, la Qualité de Vie au Travail ?

Mais plus largement, on constate une vraie prise de conscience des risques que comporte la non valorisation de la dimension humaine du travail.

Et cette dimension est devenue un objet stratégique pour les Directions des Ressources Humaines, conscientes que les coûts d’une politique de Bien-Etre sont bien inférieurs aux bénéfices qu’elles peuvent en recueillir.

En juin 2013 a même été signé un Accord National Interprofessionnel : « Vers une politique d’amélioration de la Qualité de Vie au Travail et de l’égalité professionnelle » dont je vous invite à découvrir le contenu via le lien ci-après :

http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/5758413/13904379.PDF

 

C’est une thématique évidemment centrale dans les dossiers que je suis amenée à plaider et je participe régulièrement à des groupes de réflexions sur des thèmes liés : télétravail, management alternatif…